Santé 2027

le devoir d’agir

Élection présidentielle 2027
Les propositions des cliniques et hôpitaux privés

TRANSFORMER LE SYSTÈME DE SANTÉ PAR L’INNOVATION

POUR UNE TRANSFORMATION NUMERIQUE DANS UN CADRE DE CONFIANCE

Nos solutions pour accompagner la transformation numérique afin d’améliorer la prise en charge des patients, adapter les pratiques professionnelles et permettre l’usage des données de santé

PROPOSITION #12

Bâtir un cadre de confiance, socle de la transformation numérique

Le constat

Le déploiement du virage numérique et l’imbrication des acteurs de santé ont massifié les échanges de données de santé et augmenté la vulnérabilité des acteurs. Hôpitaux, cliniques, laboratoires, professionnels de santé : aucun acteur n’est désormais à l’abri de cyberattaques.

Dans ce contexte, la gestion du risque cyber est une exigence, dans un environnement technologique et géopolitique qui porte la cybermenace comme systémique, durable et croissante.

La réponse doit être tout autant systémique et durable. Elle requiert une anticipation des organisations et une maturité des systèmes d’information face au risque. La confiance dans le développement numérique est une condition sine qua non à son usage et donc à ses apports dans les pratiques et organisations. Car sans confiance, il n’y aura ni partage sécurisé des données, ni transformation numérique réussie.

 Notre proposition

Bâtissons un cadre de confiance durable pour protéger les patients, sécuriser les soins et accélérer l’innovation.

Pour le risque cyber, il ne s’agit pas de construire une politique réactive à un fait avéré, mais de se projeter dans un système susceptible de faire face à un risque connu.

C’est donc au niveau territorial que doivent se bâtir les organisations, avec une analyse mutualisée des dépendances des activités hospitalières et des moyens alloués pour répondre à l’enjeu : la sécurité des acteurs essentiels à la Nation et la souveraineté nationale.

La situation économique des établissements de santé ne permet pas de soutenir une telle trajectoire sans un accompagnement pérenne à la hauteur des besoins, qui semble relever davantage du budget de l’Etat au titre de la sécurité nationale que des dépenses d’Assurance Maladie.

Le coût social et sociétal d’une cyberattaque peut s’avérer bien plus important qu’un accompagnement structurel des acteurs de santé.

La preuve par l’exemple

Les établissements de santé sont attaqués parce que les données médicales « valent de l’or ». Contrairement aux informations bancaires, pouvant être désactivées en cas de fraude, les dossiers médicaux contiennent des données personnelles permanentes et extrêmement sensibles : antécédents médicaux, numéros de sécurité sociale, prescriptions, résultats d’examens. Selon un rapport de l’ANSSI (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information), de telles informations peuvent se vendre jusqu’à 50 fois plus cher qu’un numéro de carte bancaire sur le dark web. Dans une étude d’IBM publiée en 2023, le coût moyen d’une cyberattaque sur un établissement de santé s’élève à 7,1 millions d’euros.

Tout ceci a un impact sur la confiance des patients, qui se montrent de plus en plus réticents à partager leurs données, et porte préjudice à la transition numérique du secteur médical, rendant plus difficile l’adoption d’outils tels que le Dossier médical partagé (DMP) ou la télémédecine.

Documents à l’appui

Selon le Panorama de la cybermenace de l’ANSSI de 2025, « la santé est le troisième secteur d’activité qui a le plus connu d’incidents cyber. »

Rapport de la Cour des Comptes d’octobre 2024 : La sécurité informatique des établissements de santé :

En 2023, 10 % des victimes de cyberattaques en France étaient des établissements de santé. Leur vulnérabilité est liée notamment à l’interconnexion accrue de leurs systèmes d’information avec l’extérieur et au sous-investissement chronique dans le numérique. Ces attaques peuvent avoir de graves effets sur le fonctionnement des établissements et sur la prise en charge des patients. Les autorités publiques ont réagi avec retard en finançant sur cinq ans un programme de prévention et de protection. Cette dynamique doit être poursuivie.

Les leviers de la réussite

  • Reconnaitre un financement pérenne de l’Etat au titre de la sécurité nationale ;
  • Accélérer la maturité des services d’information des établissements de santé ;
  • Engager les moyens de formation nécessaires des professionnels, initiale et continue ;
  • Créer sur chaque territoire une dynamique d’échanges entre les acteurs pour construire une gestion commune de crise et ainsi permettre la continuité des soins.

PROPOSITION #13

Faire de l’usage des données de santé, un vecteur de performance du système de santé

Le constat

La France dispose de l’un des patrimoines de données de santé les plus riches au monde. Pourtant, ce potentiel reste largement sous-exploité.

Alors que les données de santé peuvent transformer la recherche, améliorer les soins, accélérer l’innovation et mieux piloter les politiques publiques, leur accès demeure complexe et insuffisamment structuré.

Dans le même temps, les enjeux de souveraineté numérique deviennent majeurs. Les données de santé constituent un actif stratégique national qu’il faut protéger, structurer et valoriser.

Si rien ne change, la France prendra du retard dans la compétition mondiale autour des technologies de santé et de l’intelligence artificielle médicale.

 Notre proposition

Faisons de l’usage des données de santé un moteur de performance, d’innovation et de souveraineté sanitaire.

Les entrepôts de données de santé hospitaliers (EDSH) sont des infrastructures essentielles du système de santé. Ils doivent devenir des infrastructures stratégiques pour renforcer la qualité des soins, améliorer le pilotage des politiques de santé, développer la recherche clinique et accélérer l’innovation médicale.

Pour les acteurs hospitaliers privés, les EDSH représentent un outil structurant pour la recherche médico-économique, l’amélioration continue de la qualité des soins ainsi que l’intégration plus complète dans la recherche française. Le secteur privé y contribue de plus en plus malgré un soutien historique au secteur public en la matière.

Enfin, les EDSH sont un levier d’innovation, favorisant les collaborations transversales public-privé, institutionnelles, universitaires, industrielles et multicentriques.

La preuve par l’exemple

L’activité de recherche clinique ne cesse de croître et de se structurer dans le secteur de l’hospitalisation privée, au sein de GCS (groupements de coopération sanitaire) privés qui constituent de véritables incubateurs d’idées et d’innovation. Les sujets de recherche portent sur toutes les spécialités développées dans les cliniques et hôpitaux privés, avec de nombreux partenariats tissés et des publications reconnues scientifiquement au niveau international. Un GCS travaille par exemple sur le parcours de santé des malades chroniques et des personnes fragilisées, pour favoriser le dévelop-pement de nouvelles pratiques thérapeutiques et organisationnelles. Dans ce cadre, l’usage de la donnée est un enjeu stratégique.

Documents à l’appui

Dans le cadre de la mission confiée en 2023 à Jérôme Marchand-Arvier par les ministres de l’Economie, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et de la Santé, il est préconisé d’arbitrer la question de l’hébergement de la plateforme des données de santé – Health data hub – et de refonder son positionnement, d’alléger la réglementation et d’accélérer la mise à disposition des données de santé, de renforcer le pilotage interministériel, de consolider le modèle économique des bases de données et renforcer leur interopérabilité et leur visibilité, de poursuivre l’enrichissement du patrimoine de données, de renforcer la transparence vis-à-vis des patients et de faciliter l’exercice de leurs droits.

Les bases de données de santé font partie de notre patrimoine immatériel et national. Elles sont (…) une source de richesse qu’il faut organiser, faire croître, protéger, et partager. (…) La stratégie nationale des données de santé vise à coconstruire une trajectoire commune, cohérente et ambitieuse pour démultiplier la constitution de bases de données et l’usage secondaire des données de santé.

Les leviers de la réussite

  • Consolider un catalogue national de métadonnées de santé au sein du HDH (Health Data Hub) et de l’EEDS (Espace européen des données de santé) afin de donner de la visibilité sur le patrimoine de données de santé français et de soutenir un accès facilité aux données ;
  • Constituer des bases de données structurées et « data managées » réutilisables, susceptibles d’être appariées selon un cadre d’inter-opérabilité ;
  • Simplifier les procédures de mise à disposition des bases de données ;
  • Construire un cadre de financement de la donnée de santé opposable à l’ensemble des acteurs ;
  • Migrer le stockage de données par le HDH dans un environnement souverain.

© 2026 FHP. Tous droits réservés I Nous contacter I Mentions légales I Création : L’Agence OH